Commençons par le commencement...

Par lundi 4 juin 2018 257

Chers lecteurs et lectrices du blog,

Voici le tout premier article que j’écris pour le projet PositivIslam et je dois avouer que je suis un peu anxieuse.

Je ne sais pas vraiment comment mes propos vont être perçus ou interprétés. Vais-je être assez claire et pouvoir partager mes idées, mes pensées, mes craintes, mes espoirs sans heurter les sensibilités de chacun et surtout sans que mes propos ne soient déformés ?

Au départ, lorsque j’ai entendu parler du projet PositivIslam, j’ai roulé très fortement des yeux 

 

Avant même d’en apprendre plus sur le sujet, j’étais déjà agacée par le nom du projet. J’avais l’impression, et je l’ai encore un peu, qu’en tant que musulmane (oui, car je suis de confession musulmane)  je dois "prouver" que l’Islam n’est "pas si barbare que ça" et que mon devoir est de vous en convaincre. Or, j’ai toujours refusé de rentrer dans ce jeu de "nous musulmans, nous ne sommes pas comme nous décrivent les médias", ou encore "je vous jure, on est gentil au fond".

Malgré tout, c’est assez rapidement que j’ai décidé de balayer mes craintes du revers de la manche. J’ai la chance de pouvoir m’exprimer librement sur une plateforme unique, d’échanger avec d’autres bloggeurs et de débattre avec des personnes aux  pensées et avis différents. De ce fait, j’ai décidé de me lancer ! Je me dis que si j’arrive à partager un peu de ma perception, de sensibiliser ne serait-ce qu’une personne sur des points qui me semblent essentiels, j’aurais fait mon devoir. Et au pire des cas, cette aventure me permettra de faire de nouvelles rencontres et d’échanger avec vous, lecteurs. Et ça, c’est déjà super !

Alors je vais, aujourd’hui, le faire une fois pour toute, aux yeux du grand public, pour que tout d’abord on cesse de me reprocher de ne pas assez me justifier ou de ne pas assez condamner ce qui arrive à travers le monde (oui, j’ai déjà reçu ce type de reproches), mais surtout pour qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai jamais dit :

  • Contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, je ne connais pas personnellement Daesh
  • Daesh ne me connait pas!
  • Nous ne sommes pas affiliés !!
  • Je ne suis aucunement responsable des agissements d’autrui
  • Je ne suis responsable que de mes propos et de mes agissements.

 Maintenant que les choses sont clairement établies et que nous sommes au clair avec mes positions, je ne reviendrai plus dessus. N’étant responsable que de mon comportement et de mes paroles (comme mentionné ci-dessus),  j’ai décidé que je n’allais pas tenter de convaincre une partie de la population du monde que je ne suis pas mi-monstre, mi-femme oppressée.

Avec plus de 1.6 milliards de musulmans dans le monde, j’aime à concevoir que nous avons le droit de penser, de pratiquer et de tout simplement être différents. Alors si aujourd’hui, en 2018, dans l’ère de l’information à gogo et de l’Internet,  certains veulent penser que plus de 1.6 milliards de musulmans sont des terroristes et des barbares, et bien ainsi soit-il. Malheureusement, ou plutôt heureusement, perdre du temps avec l’ignorance ne fait pas partie de mes priorités, loin de là !

Et comme le dis Francis Ford Coppola, "Le fond du problème du terrorisme, c'est l'injustice, la pauvreté, l'exclusion. Il faut le traiter en supprimant ces causes", donc j’ai décidé de me concentrer sur ce que je peux changer et ainsi éviter d’investir du temps et de l’énergie avec des personnes qui se sont liées avec l’ignorance et combattre des propos qui ne m’atteignent guère.

 

Maintenant que j’ai pu faire mon introduction au projet, je vais vous laisser méditer sur mes positions et vous dis à très bientôt !

Cœurs sur vous !

O.

 

O.

L’insouciance, voici ce qui me rend nostalgique lorsque je repense à mon enfance. Il était si facile de se faire des amis, il n’y avait aucun code, aucune "cérémonie" à respecter, juste un "tu veux jouer avec nous ?" ou un "je peux jouer ?". Rien n’était compliqué, tout était simple : j’aime ou je n’aime pas. Pas d’entre deux et pas de zones d’ombres. Il était facile de cerner les situations, sans user de la langue de bois. Tout était si simple. Si je pouvais retourner en arrière, je souhaiterais revivre cette période où je parlais mon propre langage : une langue inventée avec mes sœurs, qui n’avait aucun sens mais qui nous faisais sentir spéciales. Donc aujourd’hui, du haut de mes 25 ans, je rêverais de retourner à cette époque où mon insouciance me permettait de vivre de grandes aventures et où mon imagination vagabondait sans retenue. Le temps d’une conversation, je reparlerais cette langue farfelue et vivrais cet instant sans me soucier de ce qui se passe autour de moi, pour revivre simplement, dans le bonheur.

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