Ma découverte dans l’Islam

Par lundi 13 janvier 2020 178

C’est lorsque j’avais 14 ans que j’ai décidé d’approfondir mes connaissances par rapport à l’Islam. Pendant un an, j’ai regardé des vidéos de Rachid Abou Houdeyfa, du nom actuel « Rachid el Jay.[1]Dans mes souvenirs, la première de ses vidéos que j’avais visionné s’intitulait « ne sois pas triste ».  A partir de cette vidéo, je passais mes journées, mes semaines à regarder ses autres publications, loin de toutes les critiques qu’il pouvait susciter. Je trouvais du réconfort et un apaisement dans mon âme, car je voyais du sens dans ses paroles. Les thèmes des vidéos que je visionnais c’était par exemple ; le comportement à avoir vis-à-vis des parents, qu’est-ce qu’il y a après la mort ? C’est quoi le jour de la résurrection ? Qu’elle est la valeur de ce bas monde et de l’au-delà ? C’est quoi le paradis et l’enfer ? Pour qu’elle raison est-ce qu’il faut faire la prière ? en effet, la plupart de mes recherches étaient plus basés sur des questions existentielles.

Un an après avoir acquis quelques connaissances, je n’étais toujours pas prête à me lancer dans une pratique religieuse assidue, car je me rendais compte du devoir que j’avais auprès de mon seigneur, et je savais aussi que ce n’était pas un choix à prendre à la légère. Je savais que mon mode de vie allait changer. Je savais que j’allais mener une vie de luttes et d’épreuve. Pourquoi ? parce que je savais que j’allais être éprouvée dans ma pratique religieuse. Je savais que ma famille et mes amis proches allaient m’en vouloir et me juger pour ce que j’allais devenir alors même qu’on me jugeait pour ce que j’étais auparavant. Qui-est-ce qui voyait le bien que je faisais ? lorsque que je me donnais cœur et âme dans mes affaires qui est-ce qui le voyait. Qui est-ce qui pouvait m’accepter tel que j’étais au final ? Si ce n’est celui qui m’a créé ?

Et un beau jour d’avril, c’était un vendredi, j’ai décidé de faire pour la première fois la prière de « el Icha ».[2]  Quand j’y repense aujourd’hui, j’en ai les larmes aux yeux. J’en pleure car j’éprouve un sentiment inexplicable. Je pense que seul celui qui a gouté la foi pour la première fois peut le comprendre. En effet, c’était une certitude pour moi. J’avais changé. Je m’étais métamorphosée. Oui, c’était le jour de ma conversion. C’était une nouvelle vie qui allait commencer pour moi. C’est à partir de ce moment-là que je me suis juré à moi-même et à mon seigneur que je remplirai toutes les obligations que j’aurai envers lui et cela jusqu’à ma mort. Je pensais avoir compris, compris qu’on ne pouvait compter que sur nous-même mais j’avais encore faux. Comment compter sur nous-même lorsque la dernière lueur d’espoir avait disparu ? J’ai alors décidé un beau jour, après ma conversion d’ouvrir le Coran et c’est là que j’ai lu ce passage précis: « Si Allah vous donne Son secours, nul ne peut vous vaincre. S’il vous abandonne, qui donc après lui vous donnera secours ? c’est Allah que les croyants doivent faire confiance) S.3-V.160. C’est de là que j’ai compris que je ne dépendais que de mon seigneur et qu’il était mon seul pilier et mon véritable bonheur éternel. Je n’étais pas musulmane avant ma démarche de conversion. Pour moi, être musulmane ce n’est pas seulement le fait d’avoir la foi dans le cœur. Si la foi est vraiment encrée dans le cœur, celle-ci devrait se traduire par les membres. Ainsi, la foi en l'islam est soumise à six piliers qui sont obligatoires afin qu’elle soit valide : à croire en Dieu (Allah), en ses anges, en ses livres, en ses prophètes, au jour du jugement dernieret au Destin (Qadar) favorable ou défavorable. Nous pouvons également citer les cinq piliers de l'islam qui constituent le fondement du mode de vie islamique : la profession de foi qui consiste à déclarer, avec conviction, “La ilaha illa Allah, Mohammadour rasoulou Allah.”  Cette déclaration signifie : "Il n'y a pas d'autre dieu qu'Allah et Mohammed est Son messager (prophète)." En second il aurait la prière ; les musulmans font cinq prières par jour.  Chacune d'elles ne demande pas plus de quelques minutes.  La prière en islam crée un lien direct entre Dieu et la personne qui Le prie, car il n'y a pas d'intermédiaire entre Dieu et cette personne. En troisième, on aurait la Zakat (soutiens aux pauvres) ; cela signifie "donner un certain pourcentage de la valeur de certains biens à certaines catégories de nécessiteux". En quatrième on aura le jeûne du mois du Ramadan ; Chaque année au mois de Ramadan, les musulmans jeûnent de l'aube jusqu'au coucher du soleil en s'abstenant de manger, de boire et d'avoir des rapports sexuels. Puis en dernier, nous aurons le pèlerinage à la Mecque ; Le pèlerinage annuel (Hajj) à la Mecque est une obligation, une fois au cours de leur vie, pour ceux qui sont physiquement et financièrement capables de le faire.

Allah dit (traduction rapprochée) « quiconque d'entre eux a cru en Allah, au jour dernier et a accompli de bonnes œuvres... » (S. Al-Baqara / V. 62).  L'imâm Hassan El-Basri (qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit : "la foi n'est pas une parure (par laquelle la personne peut se montrer aux gens) ni ne s'acquiert par des souhaits (ou des voeux) mais la foi c'est ce qui est encrée dans les coeurs et que les actes rendent véridiques." Ici lorsqu’on parle des bonnes œuvres, on parle également des actes d’adorations comme par exemple : la prière obligatoire ou surérogatoire, l’aumône, le jeûne, la bienséance envers les proches, les voisins, les pauvres, etc…  

Allah dit : au nom d'Allah le tout miséricordieux le très miséricordieux (traduction rapprochée) :« par le Temps, l'homme est certes en perdition sauf ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres s'enjoignant mutuellement la vérité et s'enjoignant mutuellement l'endurance » (S. Al-`Asr / V. 1 à 3).

Allah dit (traduction rapprochée) : « Ô les croyants ! Obéissez à Allah et obéissez au messager » (S. Nissâ' / V. 59).

Allah dit (traduction rapprochée) :

« Ô les croyants ! répondez à Allah et au messager lorsqu'il vous appelle à ce qui vous donne la (vraie) vie » (S. Al-Anfâl / V. 24). 

Après vous avoir brièvement exposé en deux parties mon passé qui m’a amenée à l’Islam, je vous parlerai dans mon troisième article qui parlera des difficultés que j’ai rencontré lors de ma pratique religieuse. A savoir comment est-ce que mes proches ont réagis à la nouvelle personne que je suis devenue sachant que j’étais en plein apprentissage et que le phénomène de la radicalisation chez les jeunes étaient précoces à ce moment-là.

Que la paix soit sur vous.

 

[1]Rachid Abou Houdeyfa, de son vrai nom Rachid El Jay, est né en 1980. Il a grandi à Brest dans le quartier sensible de Pontanezen. Après l'expulsion par les autorités du prêcheur Abdelkader Yahia Cherif en 2004, il prend la tête de la mosquée Sunna de Brest. Il est considéré comme appartenant à un mouvement de l'Islam relativement conservateur mais refusant toute forme de violence, y compris la violence au nom du djihad.

[2]El Icha (prière de la nuit) : La dernière des prières obligatoires qui commence quand la nuit tombe et que le crépuscule du soir disparaît.

Flo

J’ai 20 ans et j’ai l’impression d’en avoir le double. Dans mes souvenirs, j’occupais mes journées sans me soucier du temps qui passait. De nature solitaire et munie d’une carapace forgée par mon vécu et mon travail social, c’est l’innocence et l’insouciance qui me manquent le plus. L’une de mes occupations favorites est de passer mon temps libre à regarder des mangas. Cela a suscité en moi une envie d’apprendre la langue japonaise. Si aujourd’hui j’avais la possibilité d’être un bruit, je serais une sirène d’alarme. Pourquoi? Pour rappeler l’homme au bien et à l’humanité. L’impulsivité et la haine en temps de crise ne sont-elles pas des fautes à pardonner? Moi, je le pense. Ce en quoi je crois c’est l’espoir, car sans celui-ci, il n’y a ni de paix, ni de foi, ni d’amour. Dans mon esprit, l’espérance représente la dernière bougie qui allumera les 3 autres flammes qui se sont éteintes. Une fois allumées, voici le vrai bonheur éternel.

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