Sortir du cercle vicieux

Par lundi 13 janvier 2020 312

Dans l’un de mes précédents articles, j’ai pu partager avec vous le lien direct que je perçois entre radicalisation et racisme – l’un alimentant l’autre, comme des siamois qui ne peuvent vivre indépendamment.

Ainsi, si l’objectif commun est de diminuer le nombre de musulmans radicaux au sein de notre société, s’attaquer à l’islamophobie et au racisme conventionnel et systématique serait un bon point de départ. Le problème, mes chers amis, c’est que le chantier et grand, et ne cesse de s’agrandir (merci aux nouveaux mouvements fascistes et aux prises de positions politiques, souvent borderline voire carrément racistes, que nous voyons émerger tous les jours).

 

 

Entre nous, je n’ai ni les compétences, ni le temps pour mettre en place des stratégies de Défense contre les Forces du Mal au niveau global (Big Up aux fans de Harry Potter). Par contre, au niveau individuel… là on parle !

Pour les besoins de cet article, je vais partager avec vous quelques méthodes à utiliser en cas de remarques racistes ou islamophobes (à utiliser avec ou sans modération - à vous de voir) :

 

  1. Clin d’œil et petit bisou aérien

 

J’utilise cette méthode quand on me lance un petit mot du type « rentre chez toi », « sale arabe », ou les autres trouvailles plus basiques les unes que les autres. J’ai pas envie de faire genre, mais ça marche carrément. Je l’ai testé plus d’une fois, avec des gens de tout âge, le malaise est le même. Parce que sérieusement, c’est un micdrop quasi assuré.

 

 

  1. Sarcasme à outrance

 

Dans ma famille, le sarcasme est une langue à part entière. On l’utilise pour se raconter nos journées autour d’un bon repas, en regardant un film, et souvent, quand on se dispute. Je prêche l’art du sarcasme pour se débarrasser des idiots de la vie quotidienne. Quand une personne se pointe comme une fleur pour vous donner son avis sur un aspect très personnel de votre vie (appartenance religieuse, style vestimentaire et j’en passe), switchez de langue et utilisez le sarcasme pour bien remettre la personne à sa place. Fonctionne particulièrement bien avec les collègues un peu lourds, vieilles connaissances, anciens potes du lycée et autre personnes qu’on aimerait mieux moins croiser.

 

 

  1. Le Petit Regard de Travers

 

Quand l’occasion n’est pas propice à la réponse cinglante, je suggère de déplacer tout l’effort au niveau des yeux et du regard.

Mode d’emploi : droit dans ses bottes, la tête haute, le regard sévère avec un petit sourcil relevé, on regarde de travers, de bas en haut, puis de haut en bas. Développer un petit soupçon de dégoût à mesure que le regard se promène à la verticale.

Comme on le dit souvent, « Les yeux sont le miroir de l’âme ». Profitons-en pour faire miroiter notre dédain au maximum. 

 

 

 

Il va sans dire qu’il faut rester vigilant. Des fous furieux, il y en a de toutes les couleurs, du coup si certaines remarques ont un arrière-goût d’agression physique, on évite de faire les malins.

 

Le but, c’est quand même de rester en vie le plus sainement et le plus longtemps possible.

 

Cœur sur vous

 

 

 

 

 

 

 

O.

L’insouciance, voici ce qui me rend nostalgique lorsque je repense à mon enfance. Il était si facile de se faire des amis, il n’y avait aucun code, aucune "cérémonie" à respecter, juste un "tu veux jouer avec nous ?" ou un "je peux jouer ?". Rien n’était compliqué, tout était simple : j’aime ou je n’aime pas. Pas d’entre deux et pas de zones d’ombres. Il était facile de cerner les situations, sans user de la langue de bois. Tout était si simple. Si je pouvais retourner en arrière, je souhaiterais revivre cette période où je parlais mon propre langage : une langue inventée avec mes sœurs, qui n’avait aucun sens mais qui nous faisais sentir spéciales. Donc aujourd’hui, du haut de mes 25 ans, je rêverais de retourner à cette époque où mon insouciance me permettait de vivre de grandes aventures et où mon imagination vagabondait sans retenue. Le temps d’une conversation, je reparlerais cette langue farfelue et vivrais cet instant sans me soucier de ce qui se passe autour de moi, pour revivre simplement, dans le bonheur.

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